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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 22:35
Par AEF Sécurité Globale / Julie Robelet « La seule manière de faire changer la police et la gendarmerie est de ne pas augmenter leurs crédits », affirme Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS. Il était auditionné par la mission d'information sur « la lutte contre l'insécurité sur tout le territoire », présidée par le député SRC du Val-d'Oise, Jean-Pierre Blazy, mardi 13 novembre 2013 (AEF Sécurité globale n°10070). « Quand vous ne donnez plus d'argent, le système est obligé de changer pour devenir plus efficace. Aujourd'hui, il n'est pas assez pauvre, il peut se permettre de ne pas changer », indique-t-il. Le sociologue estime en outre que la France n'a « pas de politique de sécurité intérieure, pas de doctrine policière et aucun outil d'évaluation des impacts des actions entreprises et décidées par le gouvernement ». Il propose par ailleurs la création d' « unités élémentaires de gendarmerie ». « Il n'y a pas de réflexion sur ce qu'est la sécurité intérieure en France, elle est tout le temps confondue avec ce qu'est la police », affirme Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS, lors de son audition à l'Assemblée nationale. « C'est une erreur fondamentale de raisonnement, parce qu'on demande à la police de faire ce qu'elle ne peut pas faire. La police n'est pas la sécurité, elle est un élément qui contribue à la sécurité », explique-t-il. « ll n'y a pas de corrélation entre les volumes de personnels qui travaillent dans la police et les volumes de la délinquance, parce que ce n'est pas le nombre d'agents qui compte, mais ce qu'ils font. » Le sociologue estime qu'aujourd'hui, « la discussion porte sur le nombre d'agents, mais personne ne sait ce que font ces agents. » Et d'ajouter : « Il n'y a pas de livre blanc de la sécurité intérieure digne de ce nom. Le dernier a été proposé dix mois avant l'élection présidentielle et, si vous regardez le contenu, c'est une liste de recettes, il n'y a aucune réflexion stratégique, aucune vision. » (AEF Sécurité globale n°4543) INSTALLER UN « CONSEIL DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE » Sebastian Roche regrette l'absence de « doctrine policière » et affirme que « la dernière mise en forme de la doctrine est la police de proximité ». Depuis cette date, « la France a complètement perdu la visibilité et le leadership au niveau international, elle n'a plus rien à proposer ». Sans doctrine, les policiers « sont censés, dans les quartiers difficiles, inventer les modalités d'action », alors qu'ils sont « toujours dans l'urgence et dans l'action et ne réfléchissent jamais au système. Ils sont dedans et font ce qu'ils peuvent avec ce qui leur est donné. La conceptualisation ne peut être faite que par les hauts responsables ». Pour le directeur de recherche, « ce ne sont pas les policiers qui vont dégager une vision pour la police. Il ne leur est pas possible de réfléchir sur la politique policière, parce qu'il n'y a pas de lieu. » Il précise que « ce n'est pas un problème de moyens ou de ressources intellectuelles. On a beaucoup d'argent en France. On voit aujourd'hui ce que coûte et ce que produit l'Inhesj ». Ce dernier est, selon lui « devenu un amical bar de luxe pour se construire un réseau, mais on peut en faire autre chose ». Sebastian Roché affirme donc que « le Premier ministre doit institutionnaliser les lieux de production du modèle de police ». Il préconise « d'installer une sorte de 'conseil de sécurité intérieure', qui dépasse le ministre de l'Intérieur, pour lui permettre d'entendre autre chose que la voix des syndicats de police qui n'est pas suffisante. Il faut en endroit où discuter de la raison des choix effectués ». Le député SRC de Paris, Daniel Vaillant, s'interroge également sur la pertinence de créer un « haut conseil de la sécurité avec les magistrats, les professeurs, les présidents d'associations, les policiers, les gendarmes pour définir cette politique stratégique, que le ministre mettrait ensuite en oeuvre ». L'ancien ministre de l'Intérieur estime que « la police est un élément indispensable, mais n'est pas l'élément essentiel de production de la sécurité », elle « n'est là que pour intervenir une fois que l'on a tout essayé. C'est un échec quand la police commence à intervenir, il est déjà trop tard […]. Si on fait tout reposer sur la police, elle devient la voiture balai de la société ». RÉFORMER LE SYSTÈME AUTOUR DU « SERVICE AU CITOYEN » « Il n'existe pas d'outil systématique d'allocation des ressources au plan territorial. Ni la police ni la gendarmerie n'ont un système permettant de dire combien il faut d'agents à quel endroit », indique le chercheur. Il affirme en outre que les indicateurs d'activité des forces de l'ordre « présentés au Parlement sont tous inutiles ou faux. » Il donne l'exemple du « nombre de délits, qui n'est pas directement déterminé par l'action de la police » et qui ne peut donc pas être « un indicateur de performance ». Selon lui, « il n'y a pas d'informations qui permettent de piloter le système, on ne sait pas dire combien de sécurité est produite par la police et la gendarmerie, parce qu'il n'y a pas de définition » du concept de sécurité. Il souligne que les coûts des forces de police « explosent, mais nous n'avons aucune idée de la plus-value produite par ces organisations ». Il regrette également que les inspections « ne remplissent pas leur mission en matière d'audit » et qu'il faille « attendre l'alternance politique pour que l'inspection puisse travailler » sur la période précédente. « Qu'est ce qu'une inspection si son travail consiste à dire 'oui' au ministre ? » s'interroge-t-il. « Il y a une faiblesse technique très forte alors que les inspections sont quand même la tête pensante des administrations. » Sebastian Roché préconise donc une « réforme profonde et progressive » et la « refondation » du système « à partir d'idées simples » conçues autour de l'idée du « service au citoyen ». Il constate en effet que « les citoyens ne sont associés institutionnellement à aucun niveau à la production de la sécurité. Le système ignore les citoyens, il n'y a pas de conseil d'analyse de sécurité intérieure », dans lequel les citoyens auraient la capacité d'exprimer ce qu'ils attendent. POUR LA CRÉATION D'UNITÉS ÉLÉMENTAIRES DE GENDARMERIE Sebastian Roché annonce par ailleurs avoir remis un rapport à la direction générale de la gendarmerie nationale en septembre 2013. Dans ce rapport, qui n'a pas été publié, il s'est interrogé sur l'adaptation de la gendarmerie localement et propose notamment de « créer des unités élémentaires de gendarmerie ». Il préconise par exemple de « couper un département de la taille de l'Isère en deux » au niveau de la structure de gendarmerie, pour créer ces unités. « À l'intérieur de ces unités, seraient recréés deux niveaux. Le premier niveau gérerait les relations avec la population et les contacts, un service minimal de base. Il y aurait des points de contact avec une mutualisation des infrastructures et des équipements. Les gendarmes y seraient proactifs, formés et équipés pour aller au contact. » Le second niveau assurerait le travail de la police judiciaire, « qui ne pourrait pas être exercé dans les points de contact ». L'objectif serait de « découper des unités assez grosses pour que la gendarmerie soit fonctionnelle et séparer deux grands types de missions à l'intérieur de ces unités élémentaires ».
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 20:58
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est adressé, le jeudi 19 septembre 2013, aux policiers municipaux, aux gardes champêtres mais aussi aux ASVP lors des 3èmes Rencontres nationales des polices territoriales. Répondant à l'invitation de l'Observatoire national des polices municipales (ONPM), présidé par Steve Richard et de La Gazette des Communes, représentée par Hervé Jouanneau, le ministre de l'Intérieur s'est exprimé devant une salle remplie principalement de fonctionnaires territoriaux d'univers variés mais liés de près ou de loin à la filière "sécurité" de la fonction publique territoriale. Après avoir réaffirmé l'importance des polices municipales dans la lutte contre la délinquance, le ministre s'est efforcé de rappeler que l'heure n'était pas à la grande réforme de la sécurité territoriale mais bel est bien à sa consolidation, avant la maturité, des organisations et des pratiques locales voire d'encourager la création de polices municipales, des systèmes de vidéoprotection, sans omettre les expérimentions intercommunales comme la police municipale des transports d'Orléans et la police intercommunale de Roissy Porte de France. Sans confondre les polices municipales avec les forces de sécurité de l'Etat, le ministre a rappelé que la présence des policiers municipaux et leur rapidité d'intervention dans la prévention, la médiation, la dissuasion et la répression est déterminante. Rassurant sur le volet social et conscient des difficultés du métier de policier municipal, il a réaffirmé le principe régalien de la police tout en appuyant sur l'importance de la complémentarité indispensable des forces de sécurité nationales et des forces de sécurité locales... sans toutefois vouloir contrarier la règle constitutionnelle de libre administration des collectivités territoriales. Pragmatique, il a précisé l'importance de la coopération opérationnelle et la nécessaire communication entre les forces de police, expliquant que les moyens de communication allaient être renforcés via de nouvelles conventions de coordination solides, efficaces et obligatoires. Sur le sujet très sensible de l'armement de catégorie B, le ministre n'a pas souhaité le rendre obligatoire mais a proposé d'inclure, dans le référentiel de formation des agents de police municipale, la maîtrise des armes de catégorie D. Autres points très attendus, le ministre a annoncé un test psychologique préalable à l'inscription au concours de gardien de police municipale à l'instar de ce qui est fait pour les chefs de service et les directeurs de police municipale mais aussi une habilitation conditionnée à la réussite de la FIA. En complément, outre le renforcement de la formation des ASVP, les ASVP et les ADS devraient bénéficier d'un examen réservé pour l'accès au grade de gardien de police municipale. Par ailleurs, les formations spécialisées de agents de police municipale seront développées avec par exemple, des formations de cynotechnicien, de cavaliers... L'ensemble de ces avancées pourrait intervenir durant le premier semestre 2014. En revanche, timide sur la doctrine d'emploi des polices municipales, pourtant très attendue de la majeure partie des policiers municipaux, le ministre a proposé que chaque collectivité puisse "consulter" le conseil municipal sur celle-ci afin de garantir le caractère adaptable de la police municipale. Il a indiqué avoir remarqué, en tout état de cause, que, "copiant" la police nationale(entre 1997 et 2002), les polices municipales se sont appropriées "la police de proximité" comme doctrine d'emploi. Il s'agit ici du principal point d'achoppement avec les policiers municipaux qui demandent avec force que la loi impose l'obligation d'adopter, pour toute collectivité employant au moins un "agent territorial de police municipale", une doctrine d'emploi pour ne plus faire la police intuitu personæ (cause principale de défaut d'identité professionnelle et d'absence de reconnaissance). Cette doctrine d'emploi, précisée par décret, reposerait sur une partie immuable (nationale) et une partie ajustable (locale) reposant sur la base d'un "règlement général d'emploi des agents territoriaux police municipale" type (annexe du décret). En effet, pour l'ONPM, comme pour l'Association nationale des cadres de police municipale (ANCPM), la doctrine d'emploi (règles d'emploi des policiers municipaux) est un préalable incontournable puisqu'elle conditionne la nature des interventions des policiers municipaux et donc leur formation dispensée par le CNFPT, leur équipement mais aussi leurs rapports avec les forces de sécurité de l'Etat au travers des conventions de coordination. Elle répond, par ailleurs, à la question récurrente et légitime des citoyens : à quoi servent les policiers municipaux ?
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:03
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 21:59
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /2010 08:57

"Un policier municipal doit être suffisamment équipé" pour faire face à une insécurité "en augmentation", a assuré lundi sur Europe 1, Frédéric Foncel, vice-président du Syndicat national des policiers municipaux (SNPM).

 

"Nous subissons les mêmes risques que les policiers nationaux", a-t-il assuré après un week-end de violences subies à Beauvais (Oise) et à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), réclamant "plus de moyens":

 

"Nous demandons un armement conséquent, une arme de poing, de quatrième catégorie, des gilets pare-balles obligatoires", a indiqué le vice-président du SNPM.

 

Source : Europe 1

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 23:45

Paru au Journal Officiel n° 73 du 26 Mars 2000 page 4731 et issu de la loi du 15 avril 1999 (article L. 2212-6 du Code général des collectivités territoriales), le décret n° 2000-275 du 24 mars 2000, déterminant les clauses de la convention type de coordination, prévoit en son annexe que :

 

Le représentant des forces de sécurité de l’Etat et le responsable de la police municipale :

 

ü  Se réunissent périodiquement pour échanger toutes informations utiles relatives à l'ordre, la sécurité et la tranquillité publics dans la commune et s'informent mutuellement des modalités pratiques des missions respectivement assurées par les agents des forces de sécurité de l'Etat et les agents de police municipale,

ü  Peuvent décider que des missions pourront être effectuées en commun sous l'autorité fonctionnelle du responsable des forces de sécurité de l'Etat,

ü  Echangent les informations dont elles disposent sur les personnes signalées disparues et sur les véhicules volés,

ü  Précisent les moyens par lesquels ils doivent pouvoir communiquer entre eux en toutes circonstances.

 

Par ailleurs, la police municipale :

ü  Informe le responsable des forces de sécurité de l'Etat du nombre d'agents de police municipale affectés aux missions de la police municipale et, le cas échéant, du nombre des agents armés et du type des armes portées,

ü  Donne toutes informations aux forces de sécurité de l'Etat sur tout fait dont la connaissance peut être utile à la préservation de l'ordre public et qui a été observé dans l'exercice de ses missions,

ü  Assure la garde statique des bâtiments communaux,

ü  Assure la surveillance des établissements scolaires suivants, en particulier lors des entrées et sorties des élèves,

ü  Assure également la surveillance des points de ramassage scolaire,

ü  Assure la surveillance des foires et marchés ainsi que la surveillance des cérémonies, fêtes et réjouissances organisées par la commune, la surveillance des autres manifestations, notamment des manifestations sportives, récréatives ou culturelles nécessitant ou non un service d'ordre à la charge de l'organisateur, est assurée, dans les conditions définies préalablement par le responsable des forces de sécurité de l'Etat et le responsable de la police municipale, soit par la police municipale soit par les forces de sécurité de l'Etat,

ü  Assure la surveillance de la circulation et du stationnement des véhicules sur les voies publiques et parcs de stationnement,

ü  Surveille les opérations d'enlèvement des véhicules, et notamment les mises en fourrière, effectuées sous l'autorité de l'officier de police judiciaire compétent,

ü  Informe au préalable les forces de sécurité de l'Etat des opérations de contrôle de vitesse des véhicules qu'elle assure.

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 17:55
Voici les chiffres de l'état 4001 publiés en décembre 2008. Ces chiffres permettent de constater une nette augmentation des violences intrafamiliales. Cette constatation vont permettre au CIPD de revoir ces priorités en matière de prévention de la délinquance.

Par ailleurs, l'accidentologie a reculé de près de 9% par rapport à 2007 !

Enfin, pour information, la France c'est 3.558.329 crimes et délits en 2008...
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:34
Voici le blog d'un professionnel de la sécurité publique (Fonctionnaire PM) qui vous permettra de suivre avec efficience l'actualité juridique et spécialisée (Tous les groupes) !

http://veillejuridique-media-pm.over-blog.fr/
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 23:24

Le 14 janvier 2008 à l'INHES situé à Saint-Denis (93), Madame le Ministre de l'Intérieur dévoilait son plan d'action en faveur de la lutte contre les noyaux durs de la délinquance installés dans les zones dites de « non-droit ». Cette "Conférence de cohésion", voulue par Michèle Alliot-Marie pour répondre aux « événements d’automne », a fait suite aux nombreuses rencontres de terrain (Montfermeil, Saint-Denis, Drancy, etc.).

Madame le Ministre de l’Intérieur a donc annoncé qu'en Seine-Saint-Denis des sites "tests" (La Courneuve, Saint-Denis et Clichy/Montfermeil) seront dotés, dès le mois de février, des nouvelles dispositions de son plan. Sur ces zones tests, trois axes d'action sont déclinés (principalement) :

Création d'unités adaptées au secteur d'évolution :

v     Unités Territoriales de Quartier (UTeQ) qui agiront sur un secteur défini pour lutter contre la délinquance installée, structurelle et conjoncturelle. Il ne s’agit donc pas de faire de la prévention primaire comme la police de proximité a pu le faire à une époque ;
v     Compagnies de Sécurisation (CS) qui seront amenées à lutter contre toutes les formes de débordement spontanées en amont des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ;
v     Intensification de l’action des Groupes d’Intervention Régionaux (GIR) avec la priorité axée sur la lutte contre la délinquance souterraine qui est économiquement puissante et crédible auprès des jeunes délinquants.
 
Améliorations sociales pour les "fonctionnaires de police fidélisés" :
v     Fidéliser entre 8 et 10 ans en Île de France afin de mieux connaître la délinquance et en finalité la population des quartiers. Par conséquent, de mieux gérer les primo-réitérants voire les primo-délinquants et idéalement anticiper la post-commétance ;
v     Développer une véritable politique de logement pour les fonctionnaires de police avec l’aide des maires et des organismes spécialisés ;
v     Recrutement des conjoints au sein de la police nationale pour réaliser des tâches administratives (contrat).
 
Opération "Marketing" en faveur de la police nationale et de la gendarmerie :
 
v     Développement des interventions en milieu scolaire pour restaurer l’image et le rôle des forces étatiques de sécurité ;
v     Information et sensibilisation en faveur des jeunes diplômés au niveau Master pour une orientation en faveur des métiers de la sécurité et notamment la police nationale et la gendarmerie.

L'avancée semble prendre une véritable trajectoire stratégique significative en adaptant pragmatiquement « la police » au territoire sur lequel elle agit. Les maires seront d’ailleurs sollicités pour expliquer les particularités géographiques et sociologiques de la cmmune sur laquelle ces policiers seront affectés.
 
De plus, et loin d’être négligeable, les avancées sociales pour les jeunes (adjoints de sécurité compris) ne sont pas mineures car l’intégration professionnelle est véritablement pensée avec à la clé, un baccalauréat des métiers de la sécurité (option « police nationale » ou encore mieux « sécurité publique »). La finalité de cette formation est très orientée : l’école des gardiens de la paix. Reste que cette issue n’est pas exhaustive avec les possibilités diverses possibles comme la police municipale ou encore la sécurité privée !
 
Par ailleurs, la « vidéoprotection » et non « vidéosurveillance » car psychologiquement attentatoire aux libertés publiques, sera favorisée, pour ne pas dire clairement incitée, avec le Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD) géré par l'Agence nationale de Cohésion Sociale et l'Egalité des chances (ACSé). Il est vrai qu’avec la vidéoprotection, les délais d’alerte sont quasi-instantanés et la connaissance des modes opératoires devient précise. Cela permet une réelle efficience des services de police tant municipale qu'étatique.
 
Notons qu’à ce sujet, le Président de la République s'est rendu, en personne, à Sartrouville le 21 janvier dernier, pour visiter le Centre de Supervision Urbaine (CSU) de la police municipale. En effet, l’efficacité de la vidéoprotection a permis de réduire la délinquance locale de manière non négligeable et d'obtenir un taux d’élucidation record.
 
Pour autant, si le plan "MAM" présente tous les « ingrédients » nécessaires à la maîtrise des territoires criminogènes, aucune piste quant à la méthode ni même aux outils d'évaluation n'est précisée !? Le maintien de ce défaut culturel d'évaluation perdure avec le plus grand étonnement des plus spécialisés ! Néanmoins, a-t-on véritablement intérêt à évaluer l'action des forces étatiques de sécurité publique ?

Enfin, si la réorganisation, le management et le marketing constituent les trois axes pertinents du plan "MAM", la méthode et l'évaluation seront indispensables à son adoption pérenne.
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 18:34

"La sécurité c'est l'affaire de tous !"  Cette célèbre phrase du Ministre de l'Intérieur Charles Pasqua en 1994 a réellement marqué un tournant dans la production de la sécurité. En effet, l'ensemble des acteurs pouvant produire de la sécurité sont implicitement assignés à agir. Très vite c'est l'adoption de la loi du 21 janvier 1995 qui posa, entre autre, le principe de la coproduction de la sécurité.

Avant de poursuivre plus en aval l'évolution des politiques publiques de sécurité, il est souhaitable de définir les contours sémantiques au risque de mal appréhender les différentes perspectives développées. Ainsi, la sécurité, la sûreté, la détection, la limitation, le rétablissement, la dissuasion (active et passive), l'incident, l'accident, l'évènement, la crise... ont des terminologies précises en matière de sécurité publique.

Les définitions spécialisées :

La sécurité :

La sûreté :

La détection :

La limitation :

Le rétablissement :

La dissuasion :

L'incident :

L'accident :

L'évènement :

La crise :

A suivre prochainement...

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 11:19
La rentrée universitaire se profile rapidement. Plusieurs Universités ont depuis, ces six dernières années, créées de nombreuses formations axées sur une thématique importante : la sécurité publique.
 
Parmi les formations qui semblent les plus adaptées, j'ai retenu :
 

Le DU « MAMSPA »
Outre les médecins, ce diplôme est recommandé pour les professionnels intervenant dans les domaines de la sécurité publique, des personnes et des biens. Il a pour but de sensibiliser à la spécificité des emplois de sécurité et d’acquérir les connaissances scientifiques et médicales permettant de discerner avec objectivité les limites physiques et psychologiques nécessaires à de tels emplois et au port d’arme. 

Cette formation semble donc particulièrement adaptée surtout à l'heure où le port d'arme du policier municipal est conditionné à la délivrance d'un certificat médical attestant de sa bonne santé physique et psychique.

Seul hic ! le prix 1900 euros !

Inscription en formation continue :
Centre de formation continue
45, rue des Saints-Pères (8ème étage) - 75270 Paris cedex 06
Métro : Saint-Germain des Prés, ligne 4
Tél : + 33 (1) 42 86 40 90
Courriel :
aurelie.broudin@univ-paris5.fr


Le DU « PDST »
La formation au Diplôme d'Université « Politiques et dispositifs de Sécurité Territoriale » est particulièrement opportune si l'on souhaite conceptualiser les multiples champs se rapportant à la sécurité mais aussi dans la perspective de suivre une formation au niveau Master I & II « Professionnel » ou « Recherche ».
 
Pour ce diplôme, il est encore temps de vous inscrire pour 2008/2009 ! De nombreux policiers municipaux l'ont déjà suivi dont récemment un Brigadier de Police municipale de la Seine-Saint-Denis. Une seule limite toutefois : le prix avec 2350 € hors frais universitaires.

Ce diplôme est malheureusement en "sommeil" faute de candidat ! Nous verrons bien pour la rentrée 2008/2009 si suffisamment de policiers municipaux s'y inscrivent pour qu'il reprenne enfin sa place au sein de cette architecture de formation... A suivre !
 
Inscription en formation continue :
Centre de formation continue
45, rue des Saints-Pères - 75270 PARIS Cedex 06
Métro : Saint-germain des Prés, ligne 4
Tél. : +33 (1) 42 86 40 78
Contact : Pilar CONTRERAS
Tél. : +33 (1) 42 86 40 78
Courriel :
pilar.contreras@univ-paris5.fr
 

Le DU « AEP »
La formation au Diplôme d’Université « Les adolescents difficiles : approche éducative et psychopathologique » est quant à elle destinée à informer les professionnels sur l’état actuel des connaissances psychologiques, psychopathologiques, psychosociales et juridiques, nécessaires à la compréhension des adolescents difficiles, mettre en commun et analyser les expériences significatives, construire un réseau multi-professionnel.
 
De nombreux professionnels de la sécurité publique l’ont déjà suivi avec succès.
 
Inscription en formation continue :
Centre de formation continue
45 rue des Saints-Pères (8ème étage) 75270 Paris Cedex 06
Métro : Saint-Germain des Prés, ligne 4
Tél : +33 (1) 42 86 40 76

Le MASTER II Pro. « DSS »

Ce master 2 réalisé au départ pour les Officiers de Gendarmerie est désormais ouvert aux étudiants en formation initiale et continue. Il est une référence dans le domaine de la sécurité et aborde largement les questions de sécuirté locale avec un minimum de 16 heures sur ce thème !

Informations
Formation permanente - Centre Melun 
19, rue du Château 
Tél : 01 64 79 72 3677 000 - Melun


Le MASTER I & II Pro. « SP »

Enfin, ce diplôme de l"Education nationale a été mis en place en partenariat avec la Gendarmerie nationale et la Police nationale. Les enseignements sont dispensés par des universitaires et chercheurs spécialisés dans le domaine de la sécurité publique mais aussi par des cadres policiers, des officiers de gendarmerie, des responsables de la sécurité civile, des magistrats…

Inscription en formation continue :
Institut de Préparation à l'Administration Générale de Clermont-Ferrand
Université Clermont I
26, avenue Léon Blum
63 008 Clermont-Ferrand

Tél : +33 (1) 04 73 17 77 50
(Directeur François Chouvel)


Pour toutes ces formations, si toutefois vous souhaitiez des informations, n'hésitez pas à me contacter !
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Présentation Du Site

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Ouvrages Pro...


Mis à jour en octobre 2008 !!




Seul dans sa catégorie, cet ouvrage permet aux agents de Police municipale de mieux aborder l'ensemble des problématiques liées aux services de Police municipale.
Par ailleurs, il constitue une aide précieuse pour un candidat souhaitant réussir le concours de Gardien de Police municipale, de Chef de service de Police municipale mais aussi celui de Directeur de Police municipale (Cat. A).
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